Le genou du combattant · Partie 1

Faut-il interdire les sides kicks ? Ce que nous disent les statistiques et les études sur les blessures.

La Californie veut interdire les coups de pied au genou. Avant de trancher, que disent les registres de blessures ? Le genou n'est pas la zone la plus touchée en combat, mais c'est la première cause de forfait et l'une des plus longues à guérir. Et sur le geste lui-même, personne n'a jamais rien compté. Première partie de la série sur le genou du combattant.

Non testé 28 septembre 2026 6 références
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Ce qu'il faut en retenir

  1. En combat, le genou est la troisième zone blessée à l'UFC, derrière la tête et la main. Hors combat, il passe premier. Toutes circonstances confondues, c'est la deuxième zone du combattant.

  2. C'est la première cause de forfait : trois blessures sur dix qui font manquer un combat, quand la zone est connue. Une douleur du genou coûte six semaines d'arrêt en moyenne, une rupture du ligament croisé antérieur opérée plus d'un an.

  3. Les registres attribuent les lésions ligamentaires du genou aux soumissions, et placent les blessures les plus longues du sport dans les amenées au sol et le grappling, pas dans les frappes.

  4. Sur l'oblique kick lui-même, personne n'a compté ni les coups portés ni les blessures qu'ils causent. Neuf cas de presse en quinze ans, aucun dossier médical public. Le débat se tient sur un dossier vide.

Un débat ouvert

Le 19 septembre 2026, à la Crypto.com Arena de Los Angeles, Edmen Shahbazyan bat Brunno Ferreira aux points lors de l'UFC 331. Pendant le combat, il se plaint à l'arbitre des coups de pied latéraux qu'il reçoit sur le genou, comme s'ils étaient interdits. Le combattant l'expliquera après en conférence de presse, il pensait que ces coups n'étaient pas autorisés. Le lendemain, le journaliste Aaron Bronsteter explique dans son compte rendu du débriefing de la commission athlétique de Californie que son directeur, Andy Foster, propose de classer ces coups au genou comme illégaux. Interrogé en conférence de presse à ce sujet après l'épisode 7 de la saison 10 des DWCS, Dana White répond « We don't disagree » (nous ne sommes pas en désaccord), et ajoute qu'il considère Foster comme l'un des régulateurs les plus importants et respectés. En parallèle, depuis quelques semaines, le débat anime les discussions, en particulier sur les réseaux sociaux où l'on peut voir fans et athlètes donner leur avis en faveur ou en défaveur de ces coups.

Si le coup peut paraître impressionnant, si son potentiel à blesser sévèrement un athlète est indéniable, comme une grande partie des armes que peuvent utiliser les combattants d'arts martiaux mixtes, que nous disent les données et les statistiques des blessures aux genoux en MMA ? À quelle fréquence apparaissent-elles ? Dans quel contexte ? Combien de temps peuvent-elles mettre un athlète sur le côté ?

Le genou est la troisième zone blessée en combat, la première hors combat

Restitution — ce qui a été mesuré

La source la plus importante de nos recherches est le deuxième rapport de l'UFC Performance Institute, le service médical et scientifique de l'UFC, qui décrit 1 344 blessures enregistrées chez les combattants du circuit entre 2017 et 2020 [1]. Ce registre interne présente deux qualités importantes : il repose sur une base de données globale importante qui prend en compte l'ensemble des combattants sous contrat UFC sur de longues périodes, et surtout il sépare les blessures apparues en combat de celles qui surviennent hors combat.

En combat, la tête arrive largement en tête avec 351 blessures, soit un tiers du total. Viennent ensuite le poignet et la main (164), puis le genou (143, soit 13 %), le pied (97) et l'épaule (85). Hors combat, le classement s'inverse : le genou devient la première zone touchée, avec 59 blessures sur 261, soit 23 %, devant l'épaule (43) et le cou (28). Le rapport ajoute une réserve que le lecteur doit garder en tête : les blessures d'entraînement sont sous-déclarées, les combattants ne les signalant pas toutes. On peut de ce fait supposer que le poids des blessures à l'entraînement est supérieur à ce que montrent ces chiffres. Si on combine les chiffres entraînement et combat, le genou est la deuxième zone touchée, avec 202 blessures, derrière la tête (361) et devant le poignet et la main (192).

En parallèle, une équipe de chirurgiens a étudié les rapports médicaux de la commission du Nevada pour 285 combats UFC entre 2016 et 2018 : la tête concentre deux tiers des 291 blessures, le membre inférieur 18 %, le membre supérieur 16 % [3]. Malheureusement ces rapports ne donnent pas de détail sur les zones du membre inférieur qui sont touchées.

Enfin, ces tendances se retrouvent aussi dans une étude portant sur 112 pratiquants autrichiens compétiteurs et amateurs, interrogés sur une période de deux ans : le genou et le mollet représentent 12 % des zones blessées, en quatrième position derrière la tête et le cou, la cheville et le pied, la main et les doigts [4].

Le genou est la première cause de forfait

Restitution — ce qui a été mesuré

Compter les blessures ne suffit pas, il faut aussi évaluer leur impact sur la capacité à combattre. Une équipe de New York s'est intéressée aux blessures ayant entraîné un forfait, défini par le retrait d'un combat déjà programmé, chez 454 combattants professionnels suivis entre 2012 et 2014 [5]. Chez 321 blessés, la zone de blessure n'était connue publiquement que dans 115 cas. Il est aisé de comprendre que les combattants cachent volontiers leurs blessures afin de ne donner aucune indication à leurs futurs adversaires.

Sur les 115 cas où les informations sont disponibles, le genou représente 30 % des blessures, loin devant la main (12 %), l'épaule (9 %) et le pied (8 %). En d'autres termes, le genou compte deux fois et demi plus de forfaits que la main alors que la main est plus souvent blessée en combat. Les auteurs tirent la conclusion suivante : « les blessures du membre inférieur sont plus susceptibles d'exiger de longues périodes de récupération ».

Interprétation — ce que cela suggère, et où ça s'arrête

Une réserve néanmoins, comme nous l'avons vu, nous parlons des blessures déclarées par les combattants, et une blessure importante au genou est difficile à cacher, contrairement à d'autres (fracture de la main, commotion…). Le genou est peut-être surreprésenté parmi les blessures dont la zone est publiquement connue.

Un genou coûte de six semaines à plus d'un an

Restitution — ce qui a été mesuré

Et sur la durée d'arrêt ? Le rapport de 2021 de l'UFC PI est la seule source qui donne une durée d'arrêt par diagnostic, pour les cinq diagnostics les plus fréquents [1]. Chez les hommes, la fracture du nez impose 57 jours, la douleur du poignet ou de la main 44, la douleur du genou 42, la douleur du pied 36 et la commotion 18 (durée qui peut paraître surprenante pour une commotion, mais on mesure l'arrêt d'entraînement constaté par le service médical, sans durée minimale imposée par son protocole, et non la suspension de compétition prononcée par une commission, qui dure 28 jours au moins chez les professionnels). Chez les femmes, la douleur du genou passe en tête avec 43 jours. La douleur du genou est aussi le diagnostic le plus fréquent chez les hommes et, à égalité avec la douleur de la main, chez les femmes.

Toutes blessures confondues, le retour dans la cage prend en moyenne un peu moins de sept mois, cinq mois en médiane, et 94 % des blessés reviennent [5]. L'âge pèse plus que la blessure : chaque année de plus au moment de la blessure réduit d'environ un cinquième les chances de revenir, et la probabilité de retour chute nettement autour de 35 ans.

Restitution — ce qui a été mesuré

Pour la lésion la plus redoutée, la rupture du ligament croisé antérieur (LCA, le ligament au centre du genou qui empêche le tibia de glisser vers l'avant), une étude californienne a retrouvé 82 cas documentés publiquement à l'UFC entre 1993 et 2022, soit environ un pour 84 combats organisés [6]. Chez les 48 combattants analysables, le retour a demandé 412 jours en moyenne après la chirurgie, soit plus de treize mois, avec des extrêmes de cinq mois à près de deux ans et demi. Quatre sur cinq sont revenus pour au moins un combat, un peu plus de la moitié pour deux. Après l'opération, leur défense s'est dégradée : ils esquivent moins de frappes et tentent moins de soumissions, alors que leur attaque n'a pas bougé.

L'origine des lésions ligamentaires d'après les rapports UFC

Restitution — ce qui a été mesuré

En combat, les frappes causent la grande majorité des blessures, 85 % chez les hommes et 82 % chez les femmes [1]. Mais ce total est gonflé par les coupures et les commotions, qui guérissent vite. Quand on regarde la durée plutôt que le nombre, le tableau n'est plus le même. Dans le rapport d'UFC PI de 2018, les blessures survenues lors des amenées au sol imposaient en moyenne 112 jours d'arrêt et celles en provenance du grappling 129 jours, contre 48 jours pour un coup de pied, 53 pour un crochet et 58 pour un direct [2]. Le rapport conclut que « d'un point de vue de gravité, le grappling et les amenées au sol représentent les mécanismes les plus risqués pour les combattants ».

Le rapport de 2021 croise ensuite les diagnostics et les mécanismes [1]. Les frappes produisent de la douleur du genou, des douleurs de la main, des commotions et des douleurs du pied. Les lésions ligamentaires du genou, elles, apparaissent dans la colonne des soumissions : l'atteinte du ligament collatéral latéral (sur le côté externe du genou) représente 13 % des diagnostics consécutifs à une soumission, celle du ligament collatéral médial (côté interne) 4 %, la rupture du LCA 2 %. Le rapport explique que les diagnostics liés aux soumissions « incluent des blessures du genou et du coude qui impliquent généralement des entorses ligamentaires ». À l'entraînement, le premier mécanisme de blessure toutes zones confondues est le grappling, 43 % chez les hommes, les soumissions en ajoutent 19 %, les frappes 33 %.

Aucune donnée sur les oblique kicks

Pour affirmer qu'un geste est plus susceptible de blesser que les autres et qu'il représente donc un danger à potentiellement interdire, il faut connaitre le rapport entre le nombre de fois où le coup est porté et le nombre de fois où cela entraîne une blessure. À ce jour, la donnée est inconnue pour les oblique kicks.

La seule base publique qui décompte les frappes à l'UFC les classe par cible (tête, corps, jambes) et par position, jamais par technique. Un oblique kick y compte comme n'importe quel coup de pied à la jambe. Les registres médicaux, eux, codent les mécanismes en « coup de pied », « coup de pied bloqué » ou « frappe », sans cible [1][2]. Aucune des sources utilisées pour cet article ne mentionne l'oblique kick.

Reste la presse. Sur une période de 15 ans, nous retrouvons neuf combattants blessés au genou après un oblique kick : Quinton Jackson en 2011, Robert Whittaker en 2017, Stephen Thompson en 2018, Darren Till en 2020, Modestas Bukauskas en 2021, Goiti Yamauchi en 2023, Shavkat Rakhmonov en 2024, Brandon Royval en 2025 et Nursulton Ruziboev, opéré après son combat contre Michael Page à l'UFC Paris le 5 septembre 2026. Aucun dossier médical n'est public. Le diagnostic de Bukauskas varie selon la source, celui de Ruziboev n'a pas été communiqué, et le seul annoncé par un officiel, la rupture du tendon rotulien de Yamauchi, ne correspond pas au mécanisme ligamentaire habituellement décrit. Deux des trois cas récents concernent un genou déjà fragilisé : Rakhmonov a déclaré être entré dans la cage avec « un ligament manquant » et « la jambe enflée », et Ruziboev combattait quelques mois après une reconstruction des deux ligaments croisés. Trois cas en deux ans après quatre en treize ans peut signaler un geste plus employé, ou un geste plus regardé depuis Rakhmonov : la presse ne permet pas de trancher. Et le combat ayant eu lieu juste avant la proposition californienne, Shahbazyan contre Ferreira, n'a produit aucune blessure du genou.

Les statistiques en détails des frappes

Le contraste est instructif. Pour les frappes à la tête, les registres sont riches, et ils permettent de situer le genou dans le paysage.

Restitution — ce qui a été mesuré

Dans les rapports du Nevada, la tête concentre 193 des 291 blessures de combat, soit deux tiers, à raison de 34 blessures pour 100 expositions athlétiques (une exposition est la participation d'un combattant à un combat, un combat en compte donc deux) [3]. Parmi elles, 66 lacérations, 26 fractures et 94 traumatismes, catégorie qui inclut les suspensions après KO comptées comme traumatismes crâniens. Les combats terminés par KO ou TKO produisent 71 blessures pour 100 expositions, ceux terminés aux points 47, ceux terminés par soumission 27. Les auteurs rappellent que ce taux de blessures à la tête dépasse de loin l'incidence des commotions rapportée dans le football américain ou le hockey professionnels.

Le rapport de 2018 détaille ce que chaque type de coup coûte [2]. Le direct est la première cause de blessure identifiée, 11 % de toutes les blessures, 58 jours d'arrêt en moyenne. Le crochet en cause 6,5 %, pour 53 jours. Les coups de pied 4 %, pour 48 jours, et les coups de pied bloqués, ceux qui blessent le tibia de celui qui frappe, 6 %, pour 58 jours. Les coups de coude n'apparaissent que dans 0,3 % des blessures codées, pour 54 jours : soit ils blessent rarement, soit, plus probablement, les coupures qu'ils provoquent sont codées sous la catégorie générique « frappe », qui représente 15 % des blessures. Le rapport ne permet pas de trancher. Parmi les diagnostics de la tête et de la face, les fractures représentent 31 %, les lacérations 28 %, les hématomes 22 % et les commotions 3 %, un chiffre bas qui reflète ce que le service médical traite, pas ce que les combattants subissent.

Le rapport de 2021 complète avec les diagnostics et leur durée [1]. La commotion est le deuxième diagnostic chez les hommes, 15 % du total, mais elle n'impose que 18 jours d'arrêt en moyenne, 25 chez les femmes, une durée qui reflète la suspension médicale plus qu'une guérison mesurée. La fracture du nez touche un diagnostic masculin sur dix et coûte 57 jours, la durée la plus longue des cinq diagnostics fréquents. La fracture de l'orbite représente 5 % des diagnostics masculins. Chez les pratiquants de club autrichiens, un quart des blessures est causé par un coup de pied, les fractures représentent 10 % des blessures et les traumatismes crâniens 5 % [4].

Interprétation — ce que cela suggère

Mis côte à côte, ces chiffres disent une chose simple. Les frappes à la tête sont les blessures les plus fréquentes du MMA, et une fracture du nez coûte plus de jours qu'une douleur du genou. Le genou, lui, est moins souvent touché mais pèse plus lourd quand il l'est, par les forfaits et par le LCA. Et pour les coudes, dont on a débattu pendant vingt ans, les registres sont presque muets.

Le coude offre d'ailleurs un précédent utile au débat actuel. Le coup de coude vertical descendant, dit « 12-6 », a été interdit par les règles unifiées en 2001, sans donnée spécifique, et c'est sur ce motif que Jon Jones a perdu le seul combat de sa carrière, en 2009. L'Association of Boxing Commissions a retiré l'interdiction fin 2024, selon la presse après des analyses physiques contredisant l'argument de sécurité. Vingt-trois ans pour revenir sur une règle que personne n'avait mesurée, dans un sens comme dans l'autre.

Ce que le débat peut retenir de ces chiffres

Interprétation — ce que cela suggère, et où ça s'arrête

Les données soutiennent en partie l'idée de ceux qui veulent protéger le genou : c'est l'articulation qui coûte le plus de forfaits et l'une de celles qui coûtent le plus de jours. Elles ne soutiennent pas, en l'état, l'attribution de ce coût à l'oblique kick : les lésions ligamentaires enregistrées sont rattachées aux soumissions, les blessures les plus longues aux amenées au sol et au grappling, et le geste lui-même n'a jamais été compté. Elles n'excluent pas non plus qu'il blesse : l'absence de mesure n'est pas une mesure d'absence, et un geste rare peut justifier une règle s'il est grave.

Recommandation — ce que ça change pour les commissions athlétiques, pas pour le pratiquant

Ce qui manque est identifiable et à portée de main. La commission du Nevada publie les rapports de ses médecins de bord, et trois études universitaires en sont sorties. De plus, la fenêtre 2016-2019 couvre 408 combats UFC [3]. Coder sur la vidéo de ces combats les oblique kicks portés et ceux qui touchent le genou, puis croiser ce décompte avec les rapports médicaux et les suspensions, donnerait des premières informations, néanmoins imprécises car les événements seront rares, que les diagnostics seront posés après le combat et que les lésions préexistantes brouilleront l'attribution claire de la blessure au side kick. La Californie, qui détient les mêmes rapports pour ses propres soirées, devrait lancer ce travail avant de trancher sur la question.

Le débat californien se tient donc sur un dossier vide, que quelques mois de notation vidéo suffiraient à remplir.

Le détail des chiffres
DonnéeValeur exacteSource
Blessures UFC 2017-2020, combat et hors combat1 344 annoncées ; somme du tableau par zone : 1 080 en combat, 261 hors combat, 1 341 au total[1], table 2.1
Genou en combat / hors combat / total143 (13,2 %) / 59 (22,6 %) / 202 (15,1 %). Tête 351 + 10 = 361, poignet et main 164 + 28 = 192[1], table 2.1 et figure 2.2
Durée d'arrêt, cinq diagnostics les plus fréquentsHommes : fracture nasale 57 j, poignet/main 44, genou 42, pied 36, commotion 18. Femmes : genou 43, pied 38, poignet/main 31, nasale 31, commotion 25. Moyenne toutes blessures fréquentes : 39 j hommes, 33 j femmes. Valeurs lues sur graphique[1], figure 2.6
Diagnostics les plus fréquents (hommes)Douleur du genou 16,8 %, commotion 15,2 %, douleur du pied 15,0 %, poignet/main 13,4 %, fracture nasale 9,5 %, épaule 8,4 %, coude 6,3 %, jambe 5,9 %, fracture orbitaire 5,4 %, cheville 4,1 %. Femmes : genou 15,3 %, poignet/main 15,3 %, épaule 14,3 %[1], figure 2.7
Mécanismes en combat / à l'entraînement (hommes)Combat : frappes 85,4 %, grappling 13,4 %, soumission 1,1 %. Entraînement : grappling 42,5 %, frappes 33,3 %, soumission 19,2 %, inconnu 5,0 %[1], figures 2.4 et 2.5
Diagnostics après soumissionLCL entorse ou rupture 13,3 %, douleur du coude 11,1 %, LLI 4,4 %, LCA aigu 2,2 %[1], figure 2.8
Audit 2018322 blessures (juin 2017 à juin 2018) : 248 en combat (77 %), 33 à l'entraînement (10,2 %), 3 en préparation physique, 38 autres. Durée moyenne : combat 63 j, entraînement 53 j[2], figures 2.1 et 2.2
Durée par mécanisme (audit 2018)Grappling 129 j (2,8 % des blessures), amenée au sol 112 j (0,3 %), direct 58 j (10,8 %), coup de pied bloqué 58 j (5,9 %), coude 54 j (0,3 %), crochet 53 j (6,5 %), surutilisation 50 j (2,4 %), coup de pied 48 j (4,0 %), « frappe » générique 44 j (14,9 %), soumission 42 j (4,3 %)[2], table 2.4
Zones en combat / entraînement (audit 2018)Combat : tête et face 77,8 %, poignet/main 19,5 %, genou 15,6 %, pied 10,7 %, épaule 9,7 %, jambe 5,3 %, coude 4,8 % (somme supérieure à 100 %). Entraînement : genou 37 %, épaule 18,5 %, poignet/main 14,8 %, cou, avant-bras, coude et cheville 7,4 % chacun ; ces pourcentages sont des multiples de 3,7, soit un dénominateur de 27[2], table 2.5
Diagnostics tête et face (audit 2018)Fracture 31 %, lacération ou abrasion 28 %, hématome 22 %, atteinte d'organe 10 %, autre 6 %, commotion 3 %[2], figure 2.4
Rapports NSAC, janvier 2016 à juillet 2018285 combats, 291 blessures, 51 pour 100 expositions athlétiques (AE). Tête 193 (66 %, 34/100 AE), membre inférieur 51 (18 %, 9/100 AE), membre supérieur 47 (16 %, 8/100 AE). Types : traumatisme 169 (58 %), lacération 67 (23 %), fracture 41 (14 %). KO/TKO 71/100 AE, décision 47, soumission 27. Hommes 54/100 AE, femmes 30[3], tables 2 et 3
Forfaits 2012-2014454 combattants, 321 blessés, 133 témoins. Zone connue pour 115 (38,8 %) : genou 34 (29,6 %), main 14 (12,2 %), épaule 10 (8,7 %), pied 9 (7,8 %), dos 8 (7,0 %), jambe 7 (6,1 %). Retour 303/321 (94,39 %). Délai 6,79 ± 6,71 mois, médiane 5,03. Âge : rapport de cotes 0,822 par année (p = 0,001), soit 17,8 % de chances de retour en moins par an[5], tables 1 et 2
LCA à l'UFC, 1993-202282 lésions et 79 reconstructions documentées sur 6 916 combats (1 pour 84,34 combats) ; 48 incluses ; retour 39/48 (81,25 %) pour un combat, 27/48 (56,25 %) pour deux ; 411,85 ± 174,73 jours (165 à 879) entre chirurgie et combat ; âge à la chirurgie 30,0 ans[6]
Pratiquants autrichiens112 athlètes, 93 857 h, 127 blessures, 1,4 pour 1 000 h. 307 sites lésés : tête et cou 61 (19,8 %), cheville et pied 47 (15,3 %), main et doigts 43 (14,0 %), genou et mollet 38 (12,3 %), épaule et bras 38 (12,3 %). Sévérité : 26 % au-delà de quatre semaines, 1,6 % catastrophiques. Coup de pied à l'origine de 25,2 % des blessures ; fractures 10,1 % ; traumatismes crâniens 5,2 %[4], tables 2 et 3

Les valeurs des rapports du UFC Performance Institute sont des moyennes sans dispersion ni intervalle de confiance. Les totaux 1 080, 261 et 1 341 sont nos sommes des lignes de la table 2.1, le rapport annonçant 1 344.

Sources non académiques, consultées le 21 septembre 2026. Boxing News, compte rendu de la proposition d'Andy Foster d'après Aaron Bronsteter. Yardbarker, déclaration de Shavkat Rakhmonov sur sa blessure préexistante et rappel du retrait de l'interdiction du coude 12-6. Bloody Elbow, 7 septembre 2021, cas Bukauskas. ESPN, 2017 et 2020, blessures de Whittaker et de Till.

Références

  1. UFC Performance Institute. A cross-sectional performance analysis and projection of the UFC athlete, volume 2. Las Vegas : UFC Performance Institute ; 2021. Partie 1, section 2, p. 30-38. Sans DOI.
  2. UFC Performance Institute. A cross-sectional performance analysis and projection of the UFC athlete, volume 1. Las Vegas : UFC Performance Institute ; 2018. Chapitre 2, p. 22-29. Sans DOI.
  3. Fares MY, Fares J, Fares Y, Abboud JA. Musculoskeletal and head injuries in the Ultimate Fighting Championship (UFC). The Physician and Sportsmedicine. 2019;47(2):205-211. DOI : 10.1080/00913847.2018.1546108
  4. Groessing L, Starke V, Runer A, Schneider F, Merkl M, Zemann W, et al. How risky is mixed martial arts? Injury rates and patterns in competitive versus recreational athletes. Healthcare. 2026;14(3):409. DOI : 10.3390/healthcare14030409
  5. Kingery MT, Kouk S, Anil U, McCafferty J, Lemos C, Gelber J, et al. Performance and return to sport after injury in professional mixed martial arts. The Physician and Sportsmedicine. 2022;50(5):435-439. DOI : 10.1080/00913847.2021.1953358
  6. Ghahremani JS, Dong HW, Watarastaporn T, Al-Khatib NA, Khalil LS, Mehran N. Defensive performance declines in Ultimate Fighting Championship fighters following anterior cruciate ligament reconstruction. Arthroscopy, Sports Medicine, and Rehabilitation. 2024;6(5):100961. DOI : 10.1016/j.asmr.2024.100961
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