Série KO · Partie 4
Peut-on se protéger du KO ?
Voir venir le coup protège, un cou musclé peut-être, les gènes on ne sait pas. Et presque rien de tout cela n'a été testé sur un combattant.
Est-ce qu'on peut renforcer son menton en musclant son cou ?
Ce qu'il faut en retenir
Ce qui protège le mieux du KO, c'est voir venir le coup et se raidir à temps. Or le KO est justement le coup qu'on n'a pas vu.
Un cou fort n'est pas forcément un cou qui encaisse : la raideur et la préparation au choc comptent davantage.
Muscler le cou le rend plus fort, c'est établi. Qu'il protège des commotions ou des KO, aucun essai randomisé ne l'a testé.
En boxe et en MMA, le renforcement du cou contre la commotion n'a jamais été testé : plausible, populaire, non démontré, comme le casque (Partie 6 à venir).
À l'UFC, le meilleur prédicteur d'un nouveau KO, ce sont les KO déjà subis. Pour limiter la casse, le levier le mieux documenté reste le volume d'impacts (Partie 7 à venir).
UFC 101, Philadelphie, 8 août 2009. Anderson Silva recule, presque nonchalant. Forrest Griffin, tombé une première fois quelques secondes plus tôt, repart à l'avant. Silva allonge un bras avant, entre le jab et le direct, presque sans effort. Griffin s'effondre. À la vidéo, le coup n'a l'air de rien. Griffin ne l'a pas vu venir.
Entre 2015 et 2023, 705 combattants de l'UFC ont perdu par KO ou par arrêt de l'arbitre, et près d'un sur quatre a subi le même sort au combat suivant [1]. Une question qui revient souvent, presque chaque semaine, est de savoir si muscler son cou permet de réduire le risque de se prendre un KO. L’UFC Performance Institute semble penser que c’est la bonne réponse, puisqu’il a conçu son propre programme de renforcement de la musculature du cou [2].
Nous l’avons vu dans la partie 1 de cette série : le KO provient de la rotation brutale de la tête, entraînant un ensemble de phénomènes dans le cerveau, qui conduit à la perte de conscience du combattant.
Mais alors, peut-on réellement se protéger du KO ?
La réponse en bref : avant toute chose, voir venir le coup est la meilleure façon de se prémunir d’une perte de conscience. Vient ensuite la raideur du cou au moment de l’impact, loin devant la force pure, et la génétique. Mais le KO reste avant tout le coup que l’on n’a pas vu venir, comme Griffin face à Silva.
Voir venir le coup : le facteur le mieux établi
Il semble que le facteur le plus déterminant ne soit pas la musculature, mais plutôt la préparation au coup. Lorsqu’un combattant voit le coup venir, il peut anticiper l’impact et contracter son cou, ou alors choisir de « rouler » avec le coup, un peu comme le fait Canelo Alvarez, pour ne citer que lui. On peut faire le parallèle avec le conducteur et le passager d’une voiture lors d’un freinage brutal ou d’un brusque changement de trajectoire : le conducteur qui anticipe ces mouvements du véhicule bouge peu, celui qui n’y était pas préparé bouge beaucoup.
Comment mesurer cette anticipation ? Trois équipes américaines ont utilisé le même principe (figure 1). Le volontaire est assis, sanglé à son siège pour que le buste ne bouge pas, la tête prise dans un casque relié à un câble. Au bout du câble, une masse d'un kilo à un kilo et demi est lâchée en chute libre. Elle tend le câble d'un coup sec et tire la tête, toujours de la même façon. Des caméras ou des capteurs mesurent ensuite la vitesse de rotation de la tête, c'est-à-dire la vitesse à laquelle elle pivote sur le cou : c'est cette rotation brutale qui provoque le KO (Partie 1 de cette série sur le KO). Deux de ces études enregistrent aussi l'activité électrique des muscles du cou grâce à des électrodes collées sur la peau : c'est l'électromyographie de surface. Ce qui change d'un essai à l'autre, c'est la préparation du volontaire, et chaque équipe l'a fait varier à sa manière.

Se contracter sur consigne. Dans le Michigan, 46 athlètes de sports de contact âgés de 8 à 30 ans ont reçu la secousse dans quatre directions : vers l'avant, vers l'arrière, sur le côté et en torsion [3]. Il s'agissait surtout de joueurs de football, de hockey sur glace et de football américain, avec cinq pratiquants d'arts martiaux. Chacun a reçu la secousse une fois le cou relâché, une fois en le contractant au maximum juste avant. Contractée, la tête partait environ un dixième moins vite, dans toutes les directions. Les athlètes au cou le plus fort s'en sortaient aussi mieux, et les deux effets s'additionnaient sans dépendre l'un de l'autre : un cou fort ne dispense pas de se préparer, et se préparer ne remplace pas un cou fort.
Savoir quand le choc arrive. Toujours dans le Michigan, à Flint, 34 adultes sportifs (au moins huit heures de sport par semaine) ont reçu une secousse vers l'arrière [4]. Selon les auteurs, c'est la direction la plus fréquente des chocs qui provoquent une commotion. Dans un cas, un compte à rebours de dix secondes annonçait le lâcher. Dans l'autre, les volontaires avaient les yeux bandés et des bouchons d'oreilles, et la masse tombait à un instant tiré au sort dans une fenêtre de trente secondes. Prévenue, la tête pivotait environ un cinquième moins vite et basculait un quart de moins en arrière.
Entendre un signal. À l'université de l'Utah, 24 étudiants et athlètes universitaires ont reçu cinquante secousses dans quatre directions, les yeux bandés et un casque antibruit sur les oreilles [5]. Avant certaines secousses, un bip retentissait une seconde avant le lâcher, avec une consigne : contracter le cou, ou tirer dans le sens opposé quand le bip annonçait la direction. Avec ce signal, la tête pivotait d'un dixième à un quart moins vite selon le type de bip. L'effet n'est pas systématique : sur 18 mesures du mouvement de la tête, 11 seulement diminuaient nettement. Un détail étonnant : un son très fort, de ceux qui font sursauter, émis moins d'une demi-seconde avant le choc, réduisait tous les mouvements de la tête vers l'arrière, davantage encore qu'une contraction volontaire. Le réflexe de sursaut raidit le cou sans qu'on le décide.
Ces trois expériences ont leurs limites. Les secousses sont réglées pour rester bien en dessous de ce qui pourrait blesser, et elles tirent la tête au lieu de la frapper. Surtout, chaque volontaire savait qu'il recevrait des secousses pendant la séance : la vraie surprise d'un combat n'est jamais reproduite.
Avec de vrais coups. Une seule étude a testé l'idée en sport de combat [6]. Une équipe iranienne a fait porter des coups de poing contrôlés au front de 24 kickboxeurs, gantés et casqués. Le frappeur était un champion du monde (l'article ne précise ni la discipline ni la fédération), choisi parce qu'il savait frapper à vitesse constante. Chaque kickboxeur recevait d'abord trois coups les yeux ouverts, donc en les voyant venir, puis trois coups les yeux fermés, portés à un moment où les muscles de son cou étaient relâchés. Des électrodes enregistraient trois muscles du cou : le sternocléidomastoïdien, sur le côté du cou, qui fléchit la tête vers l'avant ; le haut du trapèze ; et les muscles érecteurs de la nuque, qui la tirent vers l'arrière. Des capteurs fixés au crâne et à la base du cou mesuraient de combien la tête basculait.
Les yeux ouverts, les trois muscles travaillent nettement plus, juste avant le coup comme juste après. Surtout, la tête bouge beaucoup moins : elle part quatre à cinq fois moins en arrière (6 degrés contre 29) et un tiers de moins vers l'avant (29 degrés contre 42).
Trois limites invitent à la prudence. D'abord, les deux conditions diffèrent sur deux points à la fois, voir le coup et avoir les muscles déjà en éveil : l'étude ne dit pas lequel des deux protège. Ensuite, les coups yeux ouverts venaient toujours en premier, et l'ordre n'a pas été tiré au sort. Enfin, même en voyant venir le coup, la tête bascule encore de près de 30 degrés vers l'avant, alors que le coup était volontairement retenu pour ne blesser personne.
La position de la tête compte aussi. Une dernière étude ne teste personne : c'est une simulation, c'est-à-dire un modèle informatique de la tête et du cou doté de 72 muscles, réglé pour reproduire des chocs mesurés au football américain [7]. Les chercheurs y font varier un paramètre à la fois. Doubler la force des muscles ne réduit les indicateurs de blessure que d'un dixième au mieux. La posture pèse bien davantage. Pour un choc de face, une nuque légèrement fléchie vers l'avant réduit ces indicateurs jusqu'à 70 %, alors qu'une nuque en extension, tête relevée, les double. Ce sont toutefois les cas extrêmes : dans six combinaisons sur dix entre type de choc et posture, la posture change le risque de moins d'un cinquième.
Reste une limite de taille, qui tient à la définition même de l'anticipation : il faut voir venir le coup. Contre celui qu'on n'a pas vu, elle ne peut rien.
Le cou : la raideur compte, la force pure beaucoup moins
Il est important d’apporter la nuance entre la force et la raideur du cou. La force est ce qu'il produit en poussant contre un appui fixe. La raideur est sa capacité à résister quand on le déplace brusquement, au moment de l'impact. Chez 49 joueurs de football américain équipés de capteurs dans le casque, ceux au cou le plus raide subissaient nettement moins souvent des chocs violents à la tête [8]. Les plus forts ou les plus musclés, non. Chez 19 adultes, aucune mesure de taille ou de force du cou n'était liée à la réaction réflexe de ses muscles [9] : être fort et savoir se raidir à temps sont deux choses distinctes.
Pour la commotion, les chercheurs utilisent des cohortes et font un suivi dans le temps : on mesure la force du cou avant la saison, puis on compte qui est commotionné. Une étude pilote de 2014 chez 6 704 lycéens américains a lancé le chiffre le plus cité : chaque livre (450 grammes) de force en plus irait avec 5 % de commotions en moins [10]. Depuis, les résultats divergent. Chez 43 jeunes rugbymen australiens, les 11 commotionnés avaient un cou plus faible en extension, avec un seuil statistique plus tolérant que d'habitude [11]. Chez 134 lycéens irlandais, les 16 commotionnés avaient la même force que les autres [12]. Chez 136 rugbymen professionnels, la force ne prédisait rien ; le meilleur signal d'alerte était d'avoir déjà subi plus de deux commotions dans l'année [13].

Une méta-analyse, qui regroupe les résultats de plusieurs études, combine quatre de ces cohortes : pas de lien démontré entre force du cou et commotion [14]. Chez 28 élèves policiers en formation au combat, boxe comprise, équipés de protège-dents à capteurs, la force du cou ne changeait ni le nombre ni la violence des chocs à la tête [15]. À l'UFC, seuls les KO déjà subis prédisent un deuxième KO consécutif ; ni l'âge, ni le poids, ni les coups encaissés [1].
Muscler le cou : trois maillons, un seul solide
La promesse suppose trois étapes. L'outil de référence pour les tester est l'essai randomisé : le hasard décide qui s'entraîne et qui sert de comparaison, pour ne pas comparer des groupes déjà différents. Premier maillon : l'entraînement rend-il le cou plus fort ? Oui, sans ambiguïté. La méta-analyse la plus complète, sur 20 études tous sports confondus, conclut à un gain net, avec un niveau de confiance élevé [16]. Un essai dans trois clubs de rugby amateur le confirme en six semaines, avec un avantage aux bandes élastiques [17].
Deuxième maillon : un cou plus fort fait-il moins bouger la tête ? Les essais, surtout sur les têtes au football, se contredisent. Le premier, chez 52 jeunes joueurs, est positif [18], mais avec un ballon moins gonflé que ceux des matchs. Deux autres, chez 33 joueurs et chez 27 joueuses de 11 ans, ne trouvent rien [19][20]. Regroupés, ils ne montrent pas d'effet net [16]. Une revue de 2025 conclut que le renforcement classique ne réduit pas l'accélération de la tête, alors que les exercices de réaction et de contrôle semblent plus prometteurs [21].
Troisième maillon : moins de commotions ? Aucun essai randomisé n'a testé le renforcement du cou seul [16]. Deux études sans tirage au sort s'en approchent. Dans une franchise australienne de Super Rugby, 39 joueurs ont suivi un programme de renforcement du cou en 2020 : moins de commotions qu'en 2019, mais sur trop peu de cas pour conclure [22]. Chez 364 jeunes footballeurs, ajouter des exercices du cou à l'échauffement de prévention va avec moins de coups suivis de maux de tête ou de vertiges ; pour les commotions diagnostiquées, la différence reste incertaine, et tout repose sur les souvenirs des joueurs [23]. Deux essais randomisés en rugby trouvent moins de commotions avec un échauffement complet mêlant équilibre, sauts, renforcement et cou [24][25], et une méta-analyse de 2025 environ un tiers de moins avec les programmes de prévention, éducatifs compris [26]. Impossible d'y isoler la part du cou.

En sport de combat, un vide presque total
Muscler son cou pour mieux encaisser les frappes : l’idée semble faire sens, mais nous n’avons aujourd’hui aucune donnée qui permet d’en attester l’efficacité. Dans l’idéal, il faudrait un essai contrôlé randomisé : deux groupes de combattants tirés au sort, l’un suit un programme de renforcement du cou pendant que l’autre poursuit son entraînement habituel, puis on compte le nombre de commotions ou de KO au bout d’une saison. Bien évidemment on essaie aussi de relever un maximum de facteurs pouvant avoir un impact (âge, blessures…) et avoir une cohorte très importante. À ce jour, nous n’avons trouvé aucune étude s’approchant de ce format, que ce soit en boxe, en MMA, ou autre sport avec du striking.
Trois revues systématiques récentes ont recensé des programmes de renforcement du cou tous sports confondus, principalement le football et le rugby [2][16][27]. Si ces programmes font gagner de la force, aucune étude n’en a mesuré l’effet sur le nombre de commotions cérébrales [16].
La seule exception en sport de combat vient du judo [28]. Dans un club universitaire japonais, 22 judokas ont été répartis en trois groupes. Le premier ne faisait que du judo (7 judokas). Le deuxième y ajoutait deux exercices de musculation des épaules et du haut du dos, les haussements d'épaules et le tirage menton (7 judokas). Le troisième faisait ces mêmes exercices, plus un travail sur une machine qui permet de travailler les extenseurs du cou en faisant redresser la nuque contre une charge (8 judokas). Trois séances par semaine pendant neuf semaines. Seul le groupe « machine » a gagné de la force pour redresser la tête, et seulement dans la moitié des positions testées. Les muscles de la nuque ont aussi grossi dans toutes les zones mesurées à l'IRM. Mais l'étude s'arrête là : elle n'a mesuré ni le mouvement de la tête sous un choc, ni les commotions. Les groupes ne comptaient que sept ou huit judokas, et chacun a été comparé à lui-même avant et après au lieu de comparer les groupes entre eux : la revue qui l'a évaluée la juge de qualité médiocre [2].
Ce que l'on sait des combattants eux-mêmes vient d'études descriptives : elles prennent une photographie à un instant donné, sans rien changer à l'entraînement. Elles montrent des différences, pas ce qui les cause.
En Australie, 40 combattants en activité (au moins trois entraînements par semaine et un combat officiel dans les deux années précédentes) ont été comparés à 40 hommes actifs du même âge, sans passé en sport de contact [29]. Les combattants ont un cou plus fort dans les quatre directions testées. Leurs muscles fléchisseurs profonds, ceux qui retiennent la tête vers l'avant, sont aussi plus endurants. Mais leur cou plie, se redresse et tourne moins loin. Adaptation à l'entraînement, usure due aux chocs répétés, douleur ? Les auteurs évoquent les trois pistes sans pouvoir trancher. Un détail mérite l'attention : parmi les combattants, ceux qui déclarent le plus de gêne au cou ou de symptômes de commotion ont aussi le cou le moins fort ou le moins mobile. Là encore, impossible de savoir ce qui vient en premier.
En Floride, une équipe a comparé 25 pratiquants loisir d'une même salle d'arts martiaux à 25 personnes du même profil qui font de la remise en forme [30]. Les pratiquants faisaient de la boxe thaï, du jiu-jitsu brésilien ou du krav-maga, un peu plus de neuf heures par semaine, depuis deux ans et demi en moyenne. Pas de différence de force du cou. Comme chez les Australiens, des fléchisseurs plus endurants et une nuque qui se plie moins loin. Et surtout, davantage de commotions déclarées et de symptômes de commotion.
En résumé, le cou d’un combattant est plus endurant et moins mobile, et parfois plus fort. Mais ces études décrivent sans tester : aucune ne dit si cette force protège du KO.
Les gènes : la piste la moins explorée
Certains cerveaux sont-ils plus fragiles par hérédité ? La piste la plus étudiée est l'allèle APOE ε4, une version du gène APOE associée à la maladie d'Alzheimer. Pour le risque de commotion, les données se contredisent. Une revue ne trouve aucune étude montrant un risque accru avec cet allèle seul [31]. Une cohorte de 1 056 étudiants sportifs trouve même moins de commotions chez ses porteurs [32]. Les combattants sont absents de ces travaux, à quelques lutteurs près.
Chez les combattants, le seul signal génétique porte sur la facture des coups répétés, pas sur le risque de KO. En 1997, chez 30 boxeurs professionnels, les porteurs de ε4 ayant disputé au moins douze combats présentaient plus de signes d'atteinte neurologique que les non-porteurs aussi exposés, dans un groupe de 18 boxeurs seulement [33]. Une prépublication de 2025 (article pas encore relu par d'autres chercheurs) va dans le même sens chez 111 combattants retraités : chez les porteurs de ε4, la GFAP, une protéine sanguine qui signale la souffrance des cellules de soutien du cerveau, augmente plus vite avec le nombre de combats [34]. En d’autres termes, la génétique joue un rôle, mais seulement lorsque le combattant dépasse un certain nombre de confrontations (de coups reçus).

Faut-il quand même muscler son cou ?
Oui, mais pour d'autres raisons que le KO : le cou travaille au clinch et au sol. En 2025, dix-huit experts se sont accordés sur 57 recommandations, sur des preuves qu'ils jugent très faibles [2]. Ils privilégient le réflexe à la force brute : travailler dans toutes les directions et avec des perturbations extérieures (94 % d'accord), passer progressivement des exercices statiques aux exercices en mouvement (88 %), ajouter des exercices de réaction et d'attention (76 %).
Le Verdict
La question examinée : est-ce qu'on peut renforcer son menton en musclant son cou ?
| Établi | Voir venir le coup et contracter le cou avant l'impact réduit le mouvement de la tête, en laboratoire [3][4] et chez des kickboxeurs [6]. Le KO vient pourtant surtout du coup non vu. |
| Établi | Un programme de renforcement rend le cou plus fort [16]. |
| Plausible | Un cou plus raide encaisse moins de chocs violents, d'après une seule étude [8]. Le lien entre force du cou et commotion reste contradictoire ([10][11] contre [12][13][14]). |
| Non testé | Muscler le cou réduit les commotions ou les KO. Aucun essai randomisé ; deux études sans tirage au sort aux résultats incertains [22][23] ; rien en sport de combat. |
| Non testé | Une prédisposition génétique au KO. Données contradictoires en sports collectifs, quasi aucune en combat ; le seul signal porte sur le coût des impacts répétés, pas sur le risque de KO. |
Clause de révision
Cet article reflète l'état de la littérature consultée en octobre 2026. Si des données nouvelles modifient l'analyse, le verdict sera mis à jour et la version précédente archivée. Toute correction factuelle signalée par un lecteur sera examinée et, le cas échéant, intégrée avec mention de la source.
Références
- Albert AN, Horsey J, Baker CR, De Oliveira N, Campbell D, Fitch SW, et al. Predictors of two consecutive knockout losses in Ultimate Fighting Championship athletes. The Physician and Sportsmedicine. 2026;54(3):244-250. DOI : 10.1080/00913847.2026.2631369
- Fownes-Walpole M, Heyward O, Till K, Mackay L, Stodter A, Al-Dawoud M, et al. Combining evidence and practice to optimise neck training aimed at reducing head acceleration events in sport: a systematic review and Delphi-consensus study. British Journal of Sports Medicine. 2025;59(15):1027-1042. DOI : 10.1136/bjsports-2024-108847
- Eckner JT, Oh YK, Joshi MS, Richardson JK, Ashton-Miller JA. Effect of neck muscle strength and anticipatory cervical muscle activation on the kinematic response of the head to impulsive loads. The American Journal of Sports Medicine. 2014;42(3):566-576. DOI : 10.1177/0363546513517869
- Alsalaheen B, Johns K, Bean R, Almeida A, Eckner J, Lorincz M. Women and men use different strategies to stabilize the head in response to impulsive loads: implications for concussion injury risk. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy. 2019;49(11):779-786. DOI : 10.2519/jospt.2019.8760
- Homayounpour M, Gomez NG, Ingram AC, Coats B, Merryweather AS. Cervical muscle activation characteristics and head kinematics in males and females following acoustic warnings and impulsive head forces. Annals of Biomedical Engineering. 2021;49(12):3438-3451. DOI : 10.1007/s10439-021-02890-0
- Pashaei M, Babakhani F, Banihashemi K. Evaluation of surface electromyography of selected neck muscles during the whiplash mechanism in aware and unaware conditions due to safe punching in kickboxing. BMC Musculoskeletal Disorders. 2023;24:429. DOI : 10.1186/s12891-023-06563-y
- Mortensen JD, Vasavada AN, Merryweather AS. Sensitivity analysis of muscle properties and impact parameters on head injury risk in American football. Journal of Biomechanics. 2020;100:109411. DOI : 10.1016/j.jbiomech.2019.109411
- Schmidt JD, Guskiewicz KM, Blackburn JT, Mihalik JP, Siegmund GP, Marshall SW. The influence of cervical muscle characteristics on head impact biomechanics in football. The American Journal of Sports Medicine. 2014;42(9):2056-2066. DOI : 10.1177/0363546514536685
- Alsalaheen B, Bean R, Almeida A, Eckner J, Lorincz M. Characterization of cervical neuromuscular response to head-neck perturbation in active young adults. Journal of Electromyography and Kinesiology. 2018;39:70-76. DOI : 10.1016/j.jelekin.2018.01.011
- Collins CL, Fletcher EN, Fields SK, Kluchurosky L, Rohrkemper MK, Comstock RD, et al. Neck strength: a protective factor reducing risk for concussion in high school sports. The Journal of Primary Prevention. 2014;35(5):309-319. DOI : 10.1007/s10935-014-0355-2
- Leung FT, Brown DA, Warner E, Shamim S, Harris S, Hides JA. Neck strength deficit is a risk factor for concussion in high school rugby union and rugby league players. Journal of Science and Medicine in Sport. 2025;28(5):370-376. DOI : 10.1016/j.jsams.2024.11.016
- Milton N, Gorman BT, Cosgrave C, Fuller C, Kung SM. Do schoolboy rugby players who sustain a sports-related concussion have weak preseason neck strength? Physical Therapy in Sport. 2026;78:101903. DOI : 10.1016/j.ptsp.2026.101903
- Liston M, Leckey C, Whale A, van Dyk N. Neck strength assessment offers no clinical value in predicting concussion in male professional rugby players: a prospective cohort study. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy. 2023;53(5):317-323. DOI : 10.2519/jospt.2023.11723
- Garrett JM, Mastrorocco M, Peek K, van den Hoek DJ, McGuckian TB. The relationship between neck strength and sports-related concussion in team sports: a systematic review with meta-analysis. Journal of Orthopaedic & Sports Physical Therapy. 2023;53(10):585-593. DOI : 10.2519/jospt.2023.11727
- Smith CR, DeAngleo SN, Le Flao E, Edwards NA, Wing JJ, Onate JA, et al. Neck strength is not a protective factor for lower repetitive head impact exposure in law enforcement cadets. Military Medicine. 2025;190(Suppl 2):234-241. DOI : 10.1093/milmed/usaf150
- Ivanic B, Cronström A, Johansson K, Ageberg E. Efficacy of exercise interventions on prevention of sport-related concussion and related outcomes: a systematic review and meta-analysis. British Journal of Sports Medicine. 2024;58(23):1441-1451. DOI : 10.1136/bjsports-2024-108260
- Farley T, Hogben P, McBride L, Williams T, Habets H, Bellairs Baker E, et al. The effectiveness of two neck strengthening protocols on male and female amateur rugby players at enhancing isometric neck strength. Physical Therapy in Sport. 2026;81:101966. DOI : 10.1016/j.ptsp.2026.101966
- Peek K, Andersen J, McKay MJ, Versteegh T, Gilchrist IA, Meyer T, et al. The effect of the FIFA 11+ with added neck exercises on maximal isometric neck strength and peak head impact magnitude during heading: a pilot study. Sports Medicine. 2022;52(3):655-668. DOI : 10.1007/s40279-021-01564-0
- Becker S, Berger J, Backfisch M, Ludwig O, Kelm J, Fröhlich M. Effects of a 6-week strength training of the neck flexors and extensors on the head acceleration during headers in soccer. Journal of Sports Science and Medicine. 2019;18(4):729-737.
- Wahlquist VE, Glutting JJ, Kaminski TW. Examining the influence of the Get aHEAD Safely in Soccer program on head impact kinematics and neck strength in female youth soccer players. Research in Sports Medicine. 2024;32(1):17-27. DOI : 10.1080/15438627.2022.2079982
- Blyth R, Farrell G, Zoellner A, Ahmed OH, Bussey M, Galea O, et al. What factors influence head acceleration during a purposeful header in soccer players? A systematic review. Sports Medicine. 2025;55(7):1677-1741. DOI : 10.1007/s40279-025-02209-2
- Gillies L, McKay M, Kertanegara S, Huertas N, Nutt S, Peek K. The implementation of a neck strengthening exercise program in elite rugby union: a team case study over one season. Physical Therapy in Sport. 2022;55:248-255. DOI : 10.1016/j.ptsp.2022.05.003
- Peek K, Versteegh T, Veith S, Whalan M, Edwards S, McKay M, et al. Injury-reduction programs containing neuromuscular neck exercises and the incidence of soccer-related head and neck injuries. Journal of Athletic Training. 2023;58(6):519-527. DOI : 10.4085/1062-6050-0340.22
- Attwood MJ, Roberts SP, Trewartha G, England ME, Stokes KA. Efficacy of a movement control injury prevention programme in adult men's community rugby union: a cluster randomised controlled trial. British Journal of Sports Medicine. 2018;52(6):368-374. DOI : 10.1136/bjsports-2017-098005
- Hislop MD, Stokes KA, Williams S, McKay CD, England ME, Kemp SPT, et al. Reducing musculoskeletal injury and concussion risk in schoolboy rugby players with a pre-activity movement control exercise programme: a cluster randomised controlled trial. British Journal of Sports Medicine. 2017;51(15):1140-1146. DOI : 10.1136/bjsports-2016-097434
- Chen YL, Chou TY, Sung MC, Huang YL. Sport-related concussion can be prevented by injury prevention program: a systematic review and meta-analysis of prospective, controlled studies. Sports Medicine - Open. 2025;11:136. DOI : 10.1186/s40798-025-00936-4
- Eliason PH, Galarneau JM, Kolstad AT, Pankow MP, West SW, Bailey S, et al. Prevention strategies and modifiable risk factors for sport-related concussions and head impacts: a systematic review and meta-analysis. British Journal of Sports Medicine. 2023;57(12):749-761. DOI : 10.1136/bjsports-2022-106656
- Tsuyama K, Yamamoto Y, Nakazato K, Nakajima H. The effect of neck muscle training on the isometric cervical extension strength and cross-sectional area of the neck extensor muscles: combined training for neck extensor muscles using a cervical extension machine. Japanese Journal of Physical Fitness and Sports Medicine. 2006;55(Suppl):S1-S6.
- Brown DA, Leung FT, Evans K, Grant G, Hides JA. Cervical spine characteristics differ in competitive combat athletes compared with active control participants. Musculoskeletal Science and Practice. 2022;61:102614. DOI : 10.1016/j.msksp.2022.102614
- Holland L, Sánchez Romero EA, Cuenca-Zaldívar JN, Sillevis R. Identifying cervical predictors of recreational mixed martial arts participation: a case-control study. Sports. 2025;13(5):155. DOI : 10.3390/sports13050155
- Panenka WJ, Gardner AJ, Dretsch MN, Crynen GC, Crawford FC, Iverson GL. Systematic review of genetic risk factors for sustaining a mild traumatic brain injury. Journal of Neurotrauma. 2017;34(13):2093-2099. DOI : 10.1089/neu.2016.4833
- Terrell TR, Abramson R, Barth JT, Bennett E, Cantu RC, Sloane R, et al. Genetic polymorphisms associated with the risk of concussion in 1056 college athletes: a multicentre prospective cohort study. British Journal of Sports Medicine. 2018;52(3):192-198. DOI : 10.1136/bjsports-2016-097419
- Jordan BD, Relkin NR, Ravdin LD, Jacobs AR, Bennett A, Gandy S. Apolipoprotein E ε4 associated with chronic traumatic brain injury in boxing. JAMA. 1997;278(2):136-140. DOI : 10.1001/jama.1997.03550020068040
- Zhuang X, Cordes D, Bekris L, Oh EC, Bernick C. APOE4 genotype and MAPT haplotype modify repetitive head impact biomarkers in retired professional fighters. medRxiv [prépublication]. 2025. DOI : 10.1101/2025.09.19.25335803
À lire aussi
Toutes les publications →Angle mort
Faut-il interdire les sides kicks ? Ce que nous disent les statistiques et les études sur les blessures.
La Californie veut interdire les coups de pied au genou. Avant de trancher, que disent les registres de blessures ? Le genou n'est pas la zone la plus touchée en combat, mais c'est la première cause de forfait et l'une des plus longues à guérir. Et sur le geste lui-même, personne n'a jamais rien compté. Première partie de la série sur le genou du combattant.
Le Dossier
La coupe de poids des combattants : combien « cuttent »-ils vraiment ?
Faire le poids la veille, puis reprendre 8 à 10 kilos en une journée : la coupe de poids est devenue une routine des sports de combat. D'où viennent les kilos perdus, pourquoi la balance remonte plus haut qu'elle n'est descendue, et ce que le corps traverse entre les deux. Premier volet d'une série.
Le Contre
« Il a les yeux ouverts, il peut voir » : ce que le médecin du ring cherche vraiment
Entre deux rounds, l'examen des yeux dure moins d'une minute et ressemble à un contrôle de politesse. C'est en réalité un test neurologique : réflexe pupillaire, poursuite en H, six muscles et trois nerfs crâniens par œil. Ce que le médecin cherche n'a rien à voir avec le fait de garder les paupières ouvertes.
Un espace commentaire ouvrira bientôt, avec le même compte que les applications Garde Haute. En attendant, une remarque ou une erreur à signaler : contact@gardehaute.fr.