Frappes significatives : que représente cette donnée exactement ?
Le nombre de frappes significatives s'affiche sur chaque fiche de combat de l'UFC, et les sites d'analyse comme les études scientifiques le reprennent. Quand des chercheurs comptent eux-mêmes les frappes lancées sur vidéo, ils tombent très largement d'accord. Mais la catégorie « significative » n'a jamais fait l'objet d'un test d'accord publié.
Ce qu'il faut en retenir
« Frappe significative » est une catégorie de comptage définie par FightMetric, pas une mesure de dégâts : un jab de mesure y pèse autant qu'un coup qui fait vaciller.
Pour ranger une frappe dans cette case, l'opérateur tranche trois questions à la volée (lancée, touchée, puissante ou courte). Pour la dernière, au clinch et au sol, nous n'avons trouvé aucune limite écrite et publique.
Des chercheurs qui comptent eux-mêmes les frappes lancées sur vidéo tombent très largement d'accord. Aucun test d'accord n'a été publié sur les frappes touchées, sur la catégorie « significative » ni sur un comptage en direct.
En 2021, le coup de pied de Chris Weidman, arrêté par un check et qui lui a brisé le tibia, a été compté comme la seule frappe significative du combat.
Dans les sports voisins, l'accord baisse dès qu'il faut placer une limite. Le chiffre officiel n'a aujourd'hui qu'une source, FightMetric, relue sur vidéo mais jamais évaluée publiquement. Deux compteurs ont coexisté de 2010 à au moins fin 2011, sans comparaison publiée.
Ces comptages servent de base à des études scientifiques et, depuis 2026, à des paris en direct sur les frappes tentées et touchées.
Le 10 septembre 2023, à Sydney, Sean Strickland bat Israel Adesanya aux points et lui prend la ceinture des poids moyens de l'UFC. La fiche officielle du combat crédite Strickland de 137 frappes significatives touchées sur 259 tentées, et Adesanya de 94 sur 271 [1]. Ces nombres viennent de FightMetric, le système qui alimente UFC Stats, le site de statistiques officiel de l'organisation [1]. Ce sont eux qu'on retrouve sur les profils des combattants et dans les sites d'analyse.
Posons une question simple. Si deux personnes regardaient ce combat chacune de leur côté, avec la même définition en main, arriveraient-elles toutes les deux à 137 ? Ou l'une à 120 et l'autre à 150 ? Cette question, on ne sait pas si l'UFC et son prestataire ont déjà tenté d'y répondre. Ce que l'on sait, c'est que lorsque des études sont menées pour savoir si des personnes comptent à peu près pareil les frappes à partir de l'analyse de vidéos, les participants tombent assez largement d'accord sur le nombre de frappes. En revanche, pour la catégorie « significative », nous ne disposons d'aucune donnée. C'est l'angle mort de cet article.
« Significative » est une case de rangement, pas une mesure de dégâts
FightMetric définit la frappe significative ainsi : toutes les frappes portées à distance, plus les frappes puissantes au clinch et au sol. Les petites frappes courtes au clinch et au sol restent dans le total des frappes, mais n'entrent pas dans la colonne « significatives » [1]. Le mot désigne donc une catégorie de comptage, pas un effet. Un jab qui sert à prendre la distance et un coup de pied à la tête qui fait vaciller l'adversaire ajoutent chacun une frappe au compteur [1].
Pour qu'une frappe finisse dans cette case, la personne qui compte doit trancher trois questions en une fraction de seconde (figure 1). La frappe a-t-elle vraiment été lancée ? Selon la définition de FightMetric, une feinte ne compte pas, il faut une frappe « pleinement engagée » [1]. A-t-elle touché ? Et si l'échange a lieu au clinch ou au sol, était-elle puissante ou simplement courte ? Pour cette dernière question, nous n'avons trouvé aucun critère écrit et public qui fixe la limite. AgentMMA, un site d'analyse qui détaille ces règles, le reconnaît lui-même : ces catégories obligent à classer des actions très rapides, et un écart d'une seule frappe entre deux combattants doit être lu avec prudence [1].
Un exemple montre où mène cette logique. Le 24 avril 2021, à Jacksonville (UFC 261), Chris Weidman ouvre son combat contre Uriah Hall par un coup de pied bas. Hall lève la jambe et oppose son tibia au coup, ce qu'on appelle un check. C'est le tibia droit de Weidman qui se brise, et l'arbitre arrête le combat au bout de 17 secondes [2]. Sur la fiche officielle, Weidman est pourtant crédité de la seule frappe significative du combat [3], et Hall devient le premier combattant de l'histoire de l'UFC à gagner sans avoir touché une seule fois son adversaire [4]. Le coup a bien « touché » au sens de la définition, puisqu'il y a eu contact. Mais le seul à en avoir subi les dégâts est celui qui l'a donné. Le compteur enregistre un contact, pas un effet : dans ce cas au moins, un coup de pied arrêté par un check a été compté comme une frappe significative réussie.
Une précision pour éviter un contresens. Ces chiffres ne décident pas officiellement des rounds. Les critères de jugement précisés en 2025 par l'Association of Boxing Commissions (l'association qui regroupe les commissions athlétiques, les autorités qui encadrent les combats aux États-Unis) demandent aux juges de valoriser d'abord les dégâts causés, et ne font pas du taux de réussite des frappes un critère [1]. Les statistiques pèsent ailleurs : dans les classements, puisque le livre des records de l'UFC exige au moins cinq combats et 500 frappes significatives tentées pour figurer au classement de la précision [1], et, nous le verrons, dans la recherche scientifique.

Qui compte les frappes de l'UFC, et comment
Les chiffres de l'UFC n'ont pas toujours eu une seule source. À partir de la fin de 2007, CompuStrike, une déclinaison pour le MMA de CompuBox, le système de comptage des coups de la boxe anglaise, fournit des statistiques à l'UFC [5]. Le comptage se fait loin de la cage : deux opérateurs, chacun chargé d'un combattant, tapent sur un clavier pendant le combat, et le dirigeant de CompuStrike, Bob Canobbio, revoit les images après l'événement [5]. Il revendique une marge d'erreur de 2 %, sans dire comment elle a été calculée, et résume : « si ce n'était pas exact, on en entendrait parler » [5].
FightMetric, fondé par Rami Genauer, fournit des données à l'UFC dès novembre 2007 [6] et en devient le fournisseur officiel de statistiques en septembre 2010 [7], [8]. CompuStrike continue pourtant de publier ses propres chiffres des combats de l'UFC au moins jusqu'à la fin de 2011 [9]. Pendant plus d'un an, deux compteurs ont donc compté les mêmes combats (figure 2).
En 2013, la méthode de FightMetric est décrite ainsi : quatre collecteurs sont assis près de l'octogone, une manette de jeu vidéo en main, et suivent plus de 125 catégories statistiques, c'est-à-dire autant de cases de comptage (amenées au sol, frappes, soumissions…) ; hors du site, une autre équipe ralentit les images, image par image si nécessaire, pour tout enregistrer exactement [6].
Le chiffre officiel n'est donc pas un simple comptage à la volée : il est revu sur vidéo, ce qui est une bonne pratique. Mais ni le taux d'erreur des collecteurs, ni leur accord entre eux, ni l'ampleur des corrections apportées à la relecture n'ont été publiés. Et la seule période où deux compteurs ont coexisté n'a donné lieu à aucune comparaison publiée de leurs chiffres que nous ayons trouvée.
Ce que montre la boxe. CompuBox, dont CompuStrike est issu, fait l'objet des mêmes critiques. L'Eastern Queens Boxing Club, un club de boxe new-yorkais, les résume ainsi : « ce sont des personnes, pas des ordinateurs, qui appuient sur des boutons et comptent les coups pendant l'action du combat » [11]. Le club a recompté lui-même un combat, Winky Wright contre Sam Soliman, disputé le 10 décembre 2005 à Uncasville, dans le Connecticut [12], à partir de l'enregistrement télévisé, en vitesse normale puis au ralenti [11]. CompuBox attribuait 300 coups à Wright, le recomptage n'en trouve que 193, soit environ un tiers de moins. CompuBox donnait 10 jabs à Soliman, le recomptage en trouve 27, près de trois fois plus [11]. Deux limites importantes : il s'agit d'un seul combat, recompté par une seule personne, et le club a depuis lancé son propre outil de statistiques, ce qui en fait un concurrent de CompuBox [11].
Cet exemple ne mesure pas la fiabilité de CompuBox, et encore moins celle de FightMetric. Il donne seulement l'ordre de grandeur des écarts possibles entre un comptage en direct et un recomptage attentif, sur les catégories de coups les plus simples.
Où vont ces chiffres. Les statistiques de frappe ne servent plus seulement aux commentaires. En mars 2026, Sportradar, qui distribue les données officielles de l'UFC aux opérateurs de paris, a ajouté pour l'opérateur américain Hard Rock Bet des paris en direct sur les frappes tentées et touchées, avec un suivi des statistiques pendant le combat [13]. Le communiqué ne dit pas qui compte ces frappes. Depuis novembre 2024, IBM, partenaire officiel de l'UFC pour l'intelligence artificielle, produit des analyses en direct à partir des flux de données de l'UFC [14].
Des paris se règlent donc aujourd'hui sur des comptages de frappes dont personne n'a publié la fiabilité.

Mesurer l'accord entre deux observateurs, cela s'apprend
La question posée en introduction porte un nom : la fiabilité inter-observateurs. On confie la même tâche à plusieurs observateurs qui travaillent chacun de leur côté, puis on mesure à quel point leurs réponses concordent. Quand on demande à la même personne de refaire la tâche plus tard, on parle de fiabilité intra-observateur : est-on d'accord avec soi-même ?
Prenons une image. Deux personnes comptent les voitures qui passent sous une fenêtre : elles trouveront presque le même nombre. Demandez-leur maintenant de ne compter que les voitures qui roulent « vite », sans radar. Le désaccord commence, parce que chacune place la limite à un endroit différent. La frappe significative ressemble à la seconde consigne.
Un détail compte. Deux personnes qui répondraient « oui » ou « non » au hasard tomberaient d'accord une fois sur deux. Les chercheurs utilisent donc des scores d'accord corrigés du hasard, qui valent zéro quand l'accord n'est pas meilleur que le hasard et un quand il est parfait. Entre les deux, une échelle verbale est d'usage : accord faible, passable, modéré, substantiel, quasi parfait [15]. Nous utiliserons ces mots dans la suite, les valeurs exactes sont dans « Le détail des chiffres ».
Dans les autres sports, plus il faut juger, moins on s'accorde
Aucune de ces études ne porte sur les sports de combat, mais elles montrent comment l'accord se comporte dès qu'une décision demande du jugement.
Hockey sur glace. En 2024, une équipe suédoise a montré 50 séquences de match à 33 arbitres et juges de ligne professionnels de la première division suédoise [15]. Chaque séquence passait trois fois, puis ils avaient 20 secondes pour indiquer l'infraction commise et la sanction. Sur la nature de l'infraction, l'accord est substantiel. Sur la sanction, il tombe à passable. Les auteurs l'expliquent par le règlement : plusieurs infractions peuvent décrire correctement la même action, et chacune n'ouvre pas droit aux mêmes sanctions [15]. Limite principale : des arbitres au calme, devant un écran, pas sur la glace.
Ski cross et snowboard cross. En 2026, quatre observateurs (des étudiants en sciences du sport, formés et suivis sur quatre mois) ont codé 644 situations tirées de 18 séquences de courses de Coupe du monde, avec ralenti et lecture image par image [16]. Les chutes et le « point de non-retour » (le moment où la chute devient inévitable) sont reconnus avec un accord parfait. Les contacts entre concurrents, les changements de position et les pertes d'équilibre plafonnent à un accord modéré. Le « contact évité » n'atteint qu'un accord passable, et la perte d'équilibre provoquée par un contact reste à un accord faible, pas loin du hasard. Deux nuances : les deux catégories parfaites reposent sur neuf événements chacune, et les catégories les plus difficiles ont nettement progressé à la dernière série de codage, après les séances de formation [16].
Rugby. En 2025, 48 arbitres ont regardé 15 plaquages de rugby scolaire filmés par une seule caméra, trois autres étant repassés pour tester la constance de chacun [17]. La question : plaquage trop haut, ou non ? Les arbitres donnent la même réponse que leurs collègues dans près de huit cas sur dix, mais une fois retirée la part d'accord due au hasard, l'accord n'est que passable. Chaque arbitre, lui, reste très constant avec lui-même (neuf fois sur dix la même réponse sur un plaquage revu). Un détail intéressant pour le MMA : après avoir revu la scène au ralenti, environ une réponse sur douze a changé, presque toujours dans le même sens, du plaquage légal vers le plaquage trop haut [17]. Limite : du rugby scolaire, vu sous un angle qui n'est pas celui de l'arbitre sur le terrain.
Le même schéma revient partout (figure 3). Quand l'événement se voit sans discussion, comme une chute, l'accord est parfait. Dès qu'il faut placer une action d'un côté ou de l'autre d'une limite (la bonne sanction, la bonne hauteur, un contact évité ou non), il baisse nettement. Or « touchée » et « puissante » sont deux limites de ce type.

En MMA, les chercheurs s'accordent sur ce qu'ils comptent eux-mêmes
Le MMA n'est pas une page blanche. Des équipes qui pratiquent l'analyse technico-tactique (compter et classer chaque action d'un combat à partir des images) contrôlent la fiabilité de leur propre codage avant de publier.
En 2022, une équipe brésilienne a étudié 1 617 rounds de l'UFC terminés soit par une commotion (KO, arrêt de l'arbitre ou du médecin), soit par une soumission [19]. Avant le codage, deux experts du MMA ayant au moins vingt ans d'expérience ont analysé 10 combats tirés au sort, puis les ont réanalysés 24 heures plus tard. Pour le nombre de frappes lancées, au total, à la tête, au corps et aux jambes, l'accord est quasi parfait [19]. La même équipe rapporte aussi un accord élevé entre observateurs sur les tentatives de frappe dans 74 combats féminins terminés avant la limite, sans préciser sur combien de combats ce contrôle a porté [20].
En Australie, trois analystes ayant au moins trois ans d'expérience en sport de frappe et une expérience de compétition en MMA ont examiné les 264 combats de l'UFC terminés par un coup de poing (KO ou arrêt de l'arbitre) entre 2020 et 2022 [18]. Pour chacun, ils ont identifié le « coup critique », celui qui provoque la fin du combat ou lance la séquence finale, et l'ont décrit. Ils pouvaient revoir les images autant qu'ils le voulaient, au ralenti jusqu'au quart de la vitesse. Main avant ou arrière, type de coup, moment du coup : accord quasi parfait. Position du pied arrière : accord seulement passable. Les auteurs l'expliquent par l'occultation : la retransmission ne montre qu'un seul angle de caméra à la fois, et le pied arrière est plus souvent caché [18]. Autre limite, les coups sur lesquels les analystes ne s'accordaient pas sur le moment et le type ont été retirés de l'étude [18].
Ces travaux sont rassurants sur un point : des analystes expérimentés, sans contrainte de temps, comptent les frappes lancées de façon très concordante. Ils laissent de côté trois choses (figure 4). Aucun ne publie d'accord sur les frappes touchées : l'étude brésilienne de 2022 en rapporte dans ses résultats, mais son contrôle de fiabilité ne porte que sur les frappes lancées [19]. Aucun ne travaille sur la catégorie « significative » et sa limite entre frappe puissante et frappe courte. Aucun ne compte en direct. Et l'étude australienne montre qu'un détail caché par l'angle de caméra devient vite incertain, même pour des analystes qui ont tout leur temps [18].

Les juges ont été mesurés, les statistiques jamais
Les juges, eux, ont été passés au crible. Un chercheur de l'Université de Lorraine a analysé les cartes de pointage de 4 129 combats de MMA allés à la décision entre 2003 et 2023, soit 13 024 rounds [21]. Les trois juges donnent exactement le même score dans un peu plus de sept rounds sur dix. Autrement dit, dans près de trois rounds sur dix, au moins un juge voit le round autrement que les deux autres [21]. Ce travail est une prépublication, c'est-à-dire un article diffusé avant d'avoir été relu par d'autres chercheurs.
Ce chiffre existe parce que les juges sont trois et que leurs cartes sont publiques : leurs désaccords se voient, donc ils se mesurent. Aujourd'hui, les statistiques de frappe n'ont qu'une source officielle : personne ne compte en parallèle, un désaccord ne peut donc pas apparaître. Nous n'avons trouvé aucune publication de FightMetric sur le taux d'erreur de ses opérateurs, sur leur formation ou sur l'accord entre deux d'entre eux devant le même combat.
Ce n'est pas un détail pour la recherche. En 2026, une équipe a publié une analyse de 8 461 combats de l'UFC disputés de 1997 à 2025, consacrée aux amenées au sol, à partir d'une base de données compilée depuis UFC Stats [22]. Les auteurs l'écrivent eux-mêmes : les actions n'ont pas été recodées à partir des vidéos, la validité de leurs chiffres dépend donc des statistiques d'origine, et les prochaines études devraient ajouter un codage vidéo indépendant et une évaluation de la fiabilité [22]. Ils ont vérifié leur propre extraction des données, pas le comptage d'origine.
Les amenées au sol ne sont pas les frappes, mais le problème est le même : des études entières reposent sur une mesure dont personne n'a publié la fiabilité.
Ce qu'il faut en retenir
« Frappe significative » est une catégorie de comptage définie par FightMetric, pas une mesure de dégâts : un jab de mesure y pèse autant qu'un coup qui fait vaciller. Pour ranger une frappe dans cette case, l'opérateur tranche trois questions à la volée, dont une (puissante ou courte, au clinch et au sol) sans limite écrite et publique que nous ayons trouvée.
Des chercheurs qui comptent eux-mêmes les frappes lancées sur vidéo tombent très largement d'accord. Mais personne n'a publié de test d'accord sur les frappes touchées, sur la catégorie « significative » ou sur un comptage en direct, et les sports voisins montrent que c'est précisément là, quand il faut placer une limite, que l'accord baisse. Le chiffre officiel n'a aujourd'hui qu'une source, FightMetric, relue sur vidéo mais jamais évaluée publiquement ; il sert de base à des études scientifiques et, désormais, à des paris en direct.
Le détail des chiffres
Fiche UFC 293 [1]. Strickland : 137 frappes significatives touchées sur 259 tentées (52,9 %, affiché 52 %). Adesanya : 94 sur 271 (34,7 %, affiché 34 %). Valeurs relevées par AgentMMA sur UFC Stats.
Échelle d'accord. Celle de Landis et Koch, telle que reprise par Björklund et al. [15] : moins de 0, pas mieux que le hasard ; 0 à 0,20, faible (« slight ») ; 0,21 à 0,40, passable (« fair ») ; 0,41 à 0,60, modéré ; 0,61 à 0,80, substantiel ; 0,81 à 1, quasi parfait. Bruhin et al. utilisent une grille différente [16] ; leurs valeurs ont été reclassées ici sur l'échelle de Landis et Koch pour rester comparables.
Hockey, Björklund et al. 2024 [15]. Kappa de Fleiss (score d'accord corrigé du hasard pour plus de deux observateurs) : 0,63 pour l'infraction, 0,35 pour la sanction. Arbitres : 0,64 et 0,38 ; juges de ligne : 0,64 et 0,35. 33 officiels, 50 séquences de 9,6 ± 2,7 s.
Ski et snowboard cross, Bruhin et al. 2026 [16]. Kappa de Fleiss moyen sur trois validations : chute 1,00 et point de non-retour 1,00 (9 événements chacun), changement de position 0,50, contact 0,51, perte d'équilibre 0,45, contact évité 0,22, perte d'équilibre liée à un contact 0,10. Contact évité : 0,13 puis 0,01 puis 0,51 d'une validation à l'autre. Fiabilité intra-observateur (kappa de Cohen), moyennes par catégorie de 0,52 à 0,58, hors chute et point de non-retour (1,00).
Rugby, Leese et al. 2025 [17]. Coefficient d'accord de Gwet (autre score corrigé du hasard) sur la hauteur du plaquage : 0,39 (intervalle de confiance à 95 % : 0,23 à 0,55) entre arbitres, pour un accord brut de 78,1 % ; 0,51 (0,32 à 0,70) avec l'arbitre de référence. Intra-observateur : 91,2 % d'accord brut, coefficient de Gwet 0,85. Après ralenti, 8,0 % des réponses changées (64 sur 801), dont 7,7 % de « légal » vers « haut ». Attention : le résumé de l'article qualifie l'accord sur la hauteur de « fort », ce que le tableau de résultats ne confirme pas ; nous suivons le tableau.
MMA, Miarka et al. 2022 [19]. Coefficient de corrélation intraclasse (ICC, score d'accord pour des nombres) : 1,00 pour les frappes lancées au total et à la tête, 0,98 au corps, 0,97 aux jambes, 0,92 pour les amenées au sol, 0,83 pour les étranglements. Deux experts, 10 combats, deuxième analyse à 24 heures. L'article parle d'accord inter-observateurs, la procédure décrite ressemble aussi à une répétition dans le temps ; le point n'est pas tranché par le texte.
MMA féminin, Miarka et al. 2021 [20]. Accord de 0,85 entre observateurs et de 0,82 pour un même observateur sur les tentatives de frappe ; le coefficient utilisé et le nombre de combats contrôlés ne sont pas précisés.
MMA, Barley et al. 2025 [18]. Kappa de Cohen entre un troisième analyste (environ 30 % des combats) et la base de référence établie par les deux premiers : main avant ou arrière 0,91 ; type de coup 0,90 ; moment du coup critique 0,92 ; garde du vainqueur 0,95 ; garde du perdant 0,70 ; pied avant 0,64 ; pied arrière 0,27. 271 combats, 7 exclus pour données manquantes.
Juges, Berthet 2024 [21]. 71,68 % de rounds à score unanime sur 13 024 ; parmi les 1 169 rounds non unanimes, deux juges sur trois sont d'accord dans tous les cas sauf 10. Méthode standard et méthode par consensus donnent le même vainqueur dans 97,53 % des 4 129 combats.
Amenées au sol, Ma et al. 2026 [22]. 8 461 combats, 16 922 observations combattant-combat. Contrôle de l'extraction sur 5 % des combats (423) par un second script : aucune divergence ; les auteurs précisent que ce contrôle ne constitue pas une évaluation de la fiabilité du codage vidéo d'origine.
CompuBox, Wright contre Soliman [11]. Wright : 300 coups selon CompuBox (105 jabs, 195 coups puissants) contre 193 au recomptage (81 jabs, 112 coups puissants). Soliman : 174 selon CompuBox (10 jabs, 164 coups puissants) contre 155 (27 jabs, 128 coups puissants). Le billet ne précise pas si ces nombres sont des coups lancés ou touchés.
Prestataires. CompuStrike : deux opérateurs hors site, marge d'erreur de 2 % revendiquée par son dirigeant sans méthode publiée [5] ; record CompuStrike établi à l'UFC 141 le 30 décembre 2011 (Nate Diaz, 258 frappes touchées sur 314) [9]. FightMetric : 67 catégories en 2010 [8], plus de 125 en 2013 avec quatre collecteurs au bord de l'octogone [6].
Références
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- Campbell B. UFC 261 results: Chris Weidman suffers horrifying broken leg in opening seconds of fight with Uriah Hall. CBS Sports ; 25 avril 2021. cbssports.com.
- The Ranter. Why the UFC's fight stats need an overhaul. The Rant 365 ; 10 août 2021. therant365.com.
- Bloody Elbow. UFC star became the first fighter ever to win without landing a single strike after devastating injury. Bloody Elbow ; 24 avril 2025. bloodyelbow.com.
- Palmquist C. Compustrike CEO talks history and future. MixedMartialArts.com ; 23 août 2010. mixedmartialarts.com.
- Segura M. FightMetric gives UFC fans insight and a chance to play fantasy sports. Sports Illustrated ; 11 février 2013. si.com.
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- Palmquist C. FightMetric now official stats provider for the UFC. MixedMartialArts.com ; 2 septembre 2010. mixedmartialarts.com.
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- Worthington V. FightMetric: where MMA meets statistics. Breaking Muscle ; 27 septembre 2012. breakingmuscle.com.
- Eastern Queens Boxing Club. The Compu-Box fallacy: the numbers just don't add up. EQBC ; en ligne le 10 août 2019 (première publication antérieure). eqbcny.com. Billet de blog ; le club a depuis lancé un outil concurrent (MotionFACT).
- The Sweet Science. Winky Wright fights Sam Soliman at Mohegan Sun. The Sweet Science ; 8 novembre 2005. tss.ib.tv.
- Sportradar. Sportradar expands partnership with Hard Rock Bet, adding official data from the PGA TOUR and Ultimate Fighting Championship [communiqué]. GlobeNewswire ; 26 mars 2026. globenewswire.com.
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- Bruhin B, Gander M, Gilgien M, Romann M. Evaluation of inter- and intra-rater reliability of video analysis in ski and snowboard cross. Frontiers in Sports and Active Living. 2026;8:1746697. DOI : 10.3389/fspor.2026.1746697
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- Ma K, Li K, Zhu Z, Shao HT. Temporal trends and weight-class differences in takedown density in professional mixed martial arts: a retrospective analysis of 8,461 UFC bouts, 1997-2025. BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation. 2026;18(1). DOI : 10.1186/s13102-026-01804-8
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